Les marrons constituent un excellent accompagnement pour les plats de gibier, ce qui en fait une spécialité culinaire de choix en période automnale. Non seulement le marron est une abondante source de glucides à faible teneur en graisses, mais il se distingue également par nombre d'autres caractéristiques notables.
A raison de 36 g d’hydrates de carbone pour 100 g, le marron compte parmi les principaux fournisseurs de glucides, qui sont l'un des trois grands groupes de nutriments sur lesquels se base notre alimentation. Les glucides peuvent se présenter sous de nombreux types qui se différencient par leur structure et, par conséquent, par les fonctions qu’ils peuvent remplir dans l’organisme. Les aliments contenant des glucides complexes, comme par exemple les marrons, doivent couvrir la majeure partie de nos apports glucidiques. Les céréales et produits céréaliers, les légumes secs et les pommes de terre sont également très riches en glucides complexes.
Plus de 50% de nos apports énergétiques journaliers doivent être assurés par les glucides complexes. Les aliments essentiellement composés de sucres simples et doubles, par exemple les sucreries, les boissons sucrées etc., ne doivent quant à eux couvrir que 10% maximum des apports énergétiques quotidiens.
Non seulement les marrons constituent une excellente source de glucides, mais ils sont également riches en fibres à raison de 8 g de fibres pour 100 g. Les fibres ne fournissent aucune calorie et compte également parmi les glucides complexes. Elles ne sont présentes que dans les aliments d’origine végétale tels que les fruits, les légumes, les céréales et les produits céréaliers complets. Des apports suffisants en fibres alimentaires peuvent avoir de nombreuses répercussions bénéfiques sur l’organisme comme par exemple un prolongement de la sensation de satiété, une amélioration de l'activité intestinale et une influence positive sur la flore intestinale. La valeur de référence pour les apports en fibres alimentaires est de 30 g par jour. Or, en Suisse, ce chiffre est loin d’être satisfait. Avec une consommation de 23 g seulement de fibres alimentaires par jour en moyenne (Rapport sur la nutrition en Suisse 2005) , nous serions particulièrement bien inspirés de diversifier davantage notre alimentation en accordant une plus large part aux fruits et aux légumes. Les marrons peuvent constituer à cet égard une délicieuse alternative.
Le châtaignier a été introduit sous nos latitudes par les Romains il y a environ 2000 ans. Aucun autre arbre n’a rempli en Europe une fonction de production plus multiple et plus essentielle que celle assurée par le châtaignier au fil des âges. A tel point qu’il mérite amplement son surnom d'«arbre à pain» (la châtaigne constituant l'aliment de base des populations pendant environ six mois par an). Le rôle essentiel qu’il a toujours joué sous nos latitudes est également illustré par sa désignation sous le simple terme d'«Arbur» (arbre), qui est utilisé aujourd’hui encore dans certains dialectes pour les jeunes arbres greffés dans les bosquets de châtaigniers. «Là où était le châtaignier, l’homme venait; et là où l’homme s’installait, il plantait le châtaignier. Un arbre qui accompagne l’homme et s’intègre avec lui; ce qui a donné naissance à une véritable culture du châtaignier. La châtaigne était autrefois synonyme de vie pour les habitants de la montagne, même si cette survie était marquée par des conditions d’existence difficiles; dans un contexte humain et socio-économique complètement différent, les châtaigneraies qui sont remises en valeur dans l’Alto Malcantone ainsi que les chemins de promenade qui y ont été tracés visent àfaire découvrir les conditions de cohabitation entre l’homme et ce précieux arbre et aussi, espérons-le, à le faire aimer et apprécier à sa juste valeur.
Le châtaignier est une espèce d’arbre typique du Sud des Alpes entre 200 et 1000 mètres d’altitude. La surface totale des châtaigneraies sud-alpines est de 26 000 hectares. Au Nord des Alpes, le châtaignier ne croît que dans les vallées qui sont balayées par le foehn.
Il peut atteindre entre 25 et 30 m de hauteur et vivre plus de 1 000 ans (le record de longévité ayant étant atteint dans le massif de l'Etna par le châtaignier dit des «cent chevaux» avec 2500 ans environ). Ses feuilles sont larges, dentées à leurs extrémités et d’une couleur vert foncé. Les fleurs sortent entre mai et juin après l’arrivée à maturité des feuilles. Les fleurs mâles, les plus longues et les plus voyantes, sont celles qui confèrent à la couronne des arbres leur couleur brune alors que les fleurs femelles, plus petites et habituellement regroupées par deux à la base des fleurs mâles, sont celles qui se transformeront ensuite en fruits: les châtaignes d’une jolie teinte marron qui se cachent dans leur écorce armée d’épines. La pollinisation est assurée par le vent et par les insectes, notamment par les abeilles (qui produisent le délicieux miel de châtaignier), les mouches et autres. L’écorce est lisse, de teinte vert olive chez les jeunes arbres; ridée et de couleur brun-gris chez les arbres plus âgés. Les racines se développent en profondeur et assurent ainsi à l’arbre un ancrage optimal. Le bois de châtaigner est particulièrement résistant, élastique, facile à travailler et à fendre, riche en tanins et se distingue par un excellent pouvoir de combustion.
Teneur énergétique: 171 kcal ou 715 kJ/100 g
Protéines: 2,5 g/100 g
Lipides: 1,9 g/100 g
Glucides: 36 g/100g