Les plantes de courge font partie de notre nourriture, tout autour du monde et depuis des temps immémoriaux. En Amérique centrale et du Sud, la courge est utilisé depuis des millénaires. Ses traces les plus antiques, à dater aux environs de 9000 avant J-C, ont été repérées au Mexique.
On suppose que des cucurbitacées sauvages ou leurs graines ont été amenées au Continent américain, lors de sa colonisation par des peuples venus de l’Extrême-Orient, franchissant le détroit de Bering.
Chez les Aztèques et les Mayas, la courge était une plante comestible fort appréciée, étant donnée qu’elle fournissait alors, outre les haricots et le maïs, les substances nutritives plus importantes de l’alimentation de ces peuples. On pense que c’est depuis l’Amérique centrale et du Sud que la courge, comme la pomme de terre et le maïs, est arrivée à nouveau en Europe.
L’Antiquité européenne fait déjà mention de la courge. L’écrivain romain Pline en distinguait plusieurs types, tout en donnant des conseils pour leur culture et utilisation. Il semble pourtant qu’à l’époque romaine, ce fruit ne jouissait guère de la meilleure réputation: ainsi, à en croire à une méchante satire, l’empereur Claudius après sa mort ne devint pas un dieu, mais se vit transformé en courge.
De nos jours, la courge, légume appétissant et savoureux, est un élément hautement apprécié de notre cuisine. On l’utilise pour de nombreux plats de résistance et aussi pour des soupes, des entrées et des desserts.
Le genre des courges fait partie de la famille des cucurbitacées qui comprend aussi les concombres et les melons. Ce genre compte une quinzaine d’espèces, dont cinq sont cultivées par l’homme. Les plus importantes sont le potiron/la courge, la courge musquée et la courge pépon.
L’Amérique du Sud est la patrie de cette espèce qui produit les plus grands des fruits. Elle résiste mieux au froid que d’autres espèces; pour cette raison, elle est cultivée aussi en altitude. Sa pulpe contient relativement peu de fibres et se prête donc bien à la préparation d’aliments pour bébés. Le type bien connu „Buttercup“ fait également partie de cette espèce.
Elle est cultivée surtout dans les régions chaudes, car elle résiste assez bien aux températures élevées. Sa pulpe montre le plus souvent une couleur orange claire ou foncée et offre un goût légèrement douceâtre; elle est donc idéale pour des entremets, à part de servir habituellement comme légume.
Cette plante a besoin de chaleur et craint le gel. Il existe de nombreuses sortes, comprenant des types souvent nommées coloquintes. Les courges pépon servent comme légume, comme plante ornementale ou comme plante pour produire de l’huile. Ainsi, puisque les graines de la courge à huile contiennent jusqu’à 35 % de matières grasses, on en extrait l’huile de graines de courge, particulièrement riche en acides gras mono-insaturés et polyinsaturés.
En termes de cuisine, faire la distinction entre courges d’été et courges d’hiver est une habitude utile.
Les courges d’été sont les sortes que l’on cueille encore vertes et qui ne se conservent pas longtemps. On ne devrait pas les garder pendant plus de trois semaines, tâchant de ne pas abîmer l’écorce et de ne pas laisser la température descendre au-dessous de 10 degrés. Les courgettes, par exemple, comptent parmi les courges d’été.
Les courges d’hiver, par contre, sont cueillies en automne et on peut normalement les conserver jusqu’en hiver.
En cuisine, les possibilités d’utilisation de la courge ne connaissent guère de limite. A part de la pulpe du fruit, on pourra aussi avoir recours à d’autres éléments de la plante, à but culinaire. Par exemple, vous pourrez pour une fois servir votre soupe ou présenter votre plat dans la courge vidée de sa chère. Et bien souvent, des graines de courge grillées donneront à votre création un certain je ne sais quoi. – Amusez-vous donc bien en faisant vos essais!